Introspection

Le blog ferme ses portes prématurément. Il n’y a pas que le blog qui fermera ses portes, mon Twitter également, ainsi que mon profil Google +.  Je vais disparaitre, pour des raisons personnelles. J’accumule les gros problèmes, je ne sais plus où mes pieds me mènent, je suis paumé, fatigué, le moral au plus bas, le cœur démoli. Je pensais pas qu’on pouvait autant détruire quelqu’un, et je ne pensais vraiment pas que l’Amour en serait le coupable et témoin. Pour beaucoup de gens les choses viennent, les choses partent, ils savent que rien ne dure, ils savent que les histoires ne sont pas éternelles. Mais j’y croyais en notre Histoire, j’avais confiance en elle, je croyais en la force de notre Amour malgré tous les problèmes alentours. Malgré tous les commérages, malgré toute la haine à notre égard. Malgré mes beaux-parents qui n’avaient de cesse de me détester, de m’insulter, de me rabaisser. Malgré tout, car je pensais que l’Amour était au-dessus de tout. J’ai appris une belle leçon, l’Amour n’est rien d’autre qu’une merde, un tas d’étron. Un mensonge, une illusion. Et c’est un homme qui vous le dit. J’ai toujours été un gars fidèle, je me suis toujours trouvé plaisant, de bonne humeur, bon coup sexuellement, drôle, etc., je ne dis pas ça pour dire que je suis exempt de défauts, j’ai ma part belle et celle qui l’est beaucoup moins. J’ai un fichu caractère, j’ai pour rester poli une votre personnalité, je peux être à la fois vieux con et trop progressiste, j’ai des opinions assez tranchées. Il faut savoir que je suis maniaco-dépressif. C’est ainsi qu’on m’avait décrit, plus jeune, aujourd’hui les psychiatres auraient tendance à dire bipolaire. Je ne suis pas nécessairement facile à vivre, mais je me considère pas plus con qu’un autre, je suis sociable de nature, serviable, je suis un gentil garçon comme dirait maman.

Un gentil garçon, trop bon trop con.

Je suis loyal…, j’ai un conseil à vous donner : ne le soyez pas, car vous serez toujours déçus.

J’aurais plein de choses à dire, mais je les garde pour moi. Je n’ai pas envie de parler sur elle, c’est pas dans mes habitudes de parler sur les gens, même après une grosse déception. Tout ce que je peux dire c’est que je ne m’en remettrai pour ainsi dire jamais, et reste à espérer que je sois toujours de ce monde dans une semaine, car de nombreuses raisons me poussent à le quitter. Baudelaire disait une chose merveilleuse, je résume : il n’y a que ma mère qu’il ne m’ait pas brisé le cœur. On l’avait déjà brisé un certain nombre de fois mon petit cœur, mais alors là, c’est le bouquet. J’étais très pessimiste sur le monde, avec le temps et de la motivation j’ai essayé de voir les bons côtés, mais j’ai été abandonné le long de l’autoroute…

Je souhaite à tout le monde de prospérer. Ne faites jamais la même erreur que moi, restez vivant, n’existez pas à travers quelqu’un jusqu’à en perdre la moindre substance. Je ne regrette pas ce que j’ai vécu avec toi, si jamais un jour tu cherches après moi, je serai au bord du ciel, à contempler les nuages, à danser avec les papillons, et à miauler avec les chats.

Dis-moi joli papillon, pourquoi as-tu arraché tes ailes ? J’avais mal au dos, répond-il au chat…

Fezable

Bon, voilà, c’est ma petite gueulante du mois. J’en ferai p’être une tradition, une fois par mois, me fâcher un bon coup. J’attaque fort, j’attaque avec le jeu du moment, j’attaque du Fez !

On me rabâche les oreilles sur ce jeu _indépendant_ merveilleux ! On crie au génie ! Oh ! La belle bleue ! Mais je tiens à rappeler que, ce jeu, n’est pas aussi indépendant qu’on voudrait nous le faire croire. Il est développé par des gars soi-disant indépendants, dans un studio montréalais indépendant, mais quand vous vous faites accueillir par le logo Microsoft Game Studios au lancement du jeu, généralement ce n’est pas juste pour faire joli…

Puis, le génie dont vous me parlez, où le situez-vous ? Car si c’est dans le gameplay, je tiens à informer nos amis bonimenteurs que Super Paper Mario — Console N64, sortie en 1997 —, faisait déjà grande utilisation d’un switch 2D/3D, et que le jeu C.R.U.S.H. sorti sur PSP (je ne saurais plus vous dire en quelle année, renseignez-vous sur DuckDuckGo) était basé à l’identique sur des switch permanent entre 2D et 3D. Et si vraiment je veux être minable — ce n’est plus de l’argumentation mais de l’épanchement culturel bidon — l’idée était déjà féconde dans le livre d’Edwin A. Abbott, Flatland, qui avait un nom aussi cool que Phil Fish, concepteur du jeu vidéo. Phil Fish, je vais éviter de parler de ce type que je trouve… agaçant.

Puis on me parle de l’ambiance sonore a tombé par terre…, m’oui, je suis d’accord, les musiques du jeu sont chouettes, mais c’est oublier de reconnaître que question musique chiptune, style 8-bit et compagnie, ce jeu n’invente rien, plein de jeux indépendants surfent sur la vague nostalgie, rétro-gaming, etc., et de nombreux jeux se démarquent par une bande son aussi, voire plus remarquable ! Mais je lui reconnais bien ça, à Fez, son esthétique. J’adore l’esthétique du jeu, je ne vais pas bouder mon plaisir pour quelques réserves trébuchantes et sonnantes. C’est un jeu oldies, d’un point de vue graphique, un jeu teinté de mélancolie, un jeu sur les origines techniques du médium d’expression qu’est le jeu vidéo. Mais également un jeu qui retrace cette néoculture naissante, un jeu parsemé de références, un jeu qui plaira aux fans, qui plaira aux vieux, et qui je l’espère, plaira aux moins vieux. Car sous son apparence artisanale, jeu créé par une seule personne dans la chambre crasseuse d’un ado attardé, se cache l’étendard du passé, et donc, par extension, d’une jeunesse. Ce jeu quelque part inspire. Ce jeu raconte, aussi. Et ce qu’il dit, c’est que le jeu vidéo a vieilli, que le jeu vidéo a évolué, a vécu. Que le jeu vidéo a une histoire bien méritée. C’est un peu une incitation à la découverte, d’ailleurs c’est un jeu de réflexion et d’exploration, cela tombe bien. A la découverte de quoi me direz-vous ? Eh bien, de l’enfance du prisme vidéoludique. C’est un jeu hommage, voilà ce qu’on aurait dû dire de ce jeu, voilà sur quoi est passée à côté la presse spécialisée (et généraliste) à mes yeux. Un jeu qui se penche sur les prémisses, un jeu qui se penche sur la transition jeu 2D-jeu 3D. C’en est une invitation à revisiter nos classiques…

Un jeu dans l’ère du temps, que je conseille, évidemment, mais gagez-vous de ne plus crier au génie s’il vous plaît je vous en serais gré. Ce jeu n’innove pas, ce jeu n’invente rien, bien au contraire, or je crois que précisément la force du jeu se situe dans le fait de ne pas innover, de nous apporter un savoir-faire, des traditions ! À la fois un héritage et une progéniture. À la fois un patrimoine et un enfant qui vient de naître. C’est la descendance des jeux vidéo.

Site officiel pour plus d’infos sur Fez

Rogue. I like.

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler un peu de mon genre vidéoludique préféré, le métroidvania. Seulement jusqu’ici, je ne vous ai pas encore parlé de mon deuxième genre vidéoludique favoris, le rogue-like.

Comme je vous avais déjà succinctement expliqué ce qu’était le métroidvania, je vais vous expliquer les origines du rogue-like. Comme son nom l’indique, le rogue-like découle d’un gameplay développé dans le jeu Rogue. Rogue késako ? Autant vous le dire direct, si d’aventure vous souhaitez vous plonger, vierge de toute expérience, dans une production rogue-like, vous allez être décontenancé, à moins que vous soyez un vieux de la vieille. En effet, les jeux sont pour la plupart développés, dans la tradition, en ASCII. Enfin, développer n’est pas le verbe approprié, mais je ne trouve pas de verbe approprié ! Comment vous dire…, une image sera plus parlante vous ne croyez pas ?

Ouais, ça peut être violent pour ceux qui seraient pas connaisseurs… Non ! N’ayez pas peur ! Où allez-vous !? Revenez ça va pas vous manger ! C’est le vrai Rogue, historiquement considéré comme le premier rogue-like. Ça paraît idiot, absurde, ce que je dis, mais il y a de sérieux débats pour dire que Rogue pourrait ne pas être le précurseur de ce type de gameplay. L’interface n’est p’être pas très chaleureuse, mais le jeu est prenant, pour ne pas dire est une vraie addiction. Les principes fondateurs, plus ou moins respectés sur tous les rogue-like, c’est d’une part sa replay value infinie, les plateaux étant générés aléatoirement — une partie n’est jamais identique à la précédente —, d’autre part son « permanent death », rendant le jeu savoureusement hardcore (terme de la néoculture vidéoludique pour dire dur ;-)), le tout généralement dans un univers représenté en ASCII — note de votre troll : en caractères, quoi —, vu du dessus. Et ça se joue au clavier, presque exclusivement, bien que les productions récentes auraient tendance à généraliser l’emploi de la souris avec parcimonie à des fins particulières, comme tirer une flèche sur un ennemi. Ce que j’aime dans ces jeux ? C’est ce que je recherche et ne trouve pas ailleurs, ou rarement, c’est-à-dire une rejouabilité quasi illimitée et une difficulté au poil. En fait, il n’y a qu’un autre gameplay qui me donne pareille satisfaction, c’est le shoot’em up, et plus précisément les manic shooter. Ce n’est pas le thème de ce billet, donc j’en parlerai dans un autre, très certainement, un jour… Tetris aussi me donne cette même sensation, et je ne dis pas ça pour rire : rejouabilité et difficulté. Vous avez déjà commencé une partie de Tetris directement au niveau 10 ? Essayez pour voir, vous ferez moins les malins😉 Revenons à nos moutons. D’où ça vient Rogue ? Ce n’est pas né de nulle part, vous me direz. En fait, sa genèse est assez simple, Rogue est un jeu qui est né d’un fantasme de rôliste. Faut savoir que dans mon jeune temps — wuuih, c’est le vieux-moi qui parle, dit-il, du haut de sa vingtaine —, j’étais amateur de GN. GN pour ceux qui savent pas c’est l’abréviation de Grandeur Nature. Qu’est-ce que c’est ? Rendez-vous wikipédia ! Non mais, vous me prenez pour quoi, je ne suis pas une encyclopédie touffue courte sur pattes. Je plaisante. Riez de ma plaisanterie, elle était comique, si si. GN c’est l’abréviation de l’abréviation de jeu de rôle grandeur nature, voilà tout ! Et l’amateur que j’étais des GN — bon, je vous la refais pas, vous avez compris ce que c’était maintenant — ne pouvait qu’être amateur de jeux de plateau, style Donjons & Dragons. Donc je suppose que dans la tête des concepteurs, l’idée est venue comme suit : « bon les gars, si on sait faire du tennis de table sur ordi, on peut pourquoi pas faire des parties de D&D ! », et là, quelques mecs dans leur garage, ou dans leur cave si ce sont des trolls — pensez à les nourrir sinon vous aurez affaire à la Société Royale Protectrice des Trolls —, ce sont mis à bidouiller ce qui deviendra l’un des premiers jeux de rôles informatiques, Dnd, mais là on s’écarte du sujet initial. Enfin, pas vraiment. Tout ça pour vous dire que le rogue-like n’est jamais qu’une façon de jouer du RPG.

Voilà. Ce sera tout…, pour le moment. Je vous laisse avec une petite liste des jeux que je rumine en ce moment. Vous pouvez vous y essayer, le premier cité est gratuit, et aucun de ceux que je vais vous donner a une interface excessivement austère — comprenez que ce n’est pas de l’ASCII. Même si vous êtes rebutés aux premiers abords, essayez de persévérer, sinon tant pis, c’est dommage, mais ça vous aura malgré tout initié à quelque chose de différent en terme de jeu vidéo par rapport à ce que l’on fait de nos jours.

Legend of Yore, gratis, toutes plateformes, PC/Mac/iOS/Android ;

NetHack, conseil, évitez ce jeu, on en devient très vite accroc ;

– Hack, Slash, Loot, vous le trouverez sur Steam pas cher, Mac/PC ;

– Dungeons of Dredmor, pareil, via Steam, celui que je conseille pour les « débutants ».

Image tirée de Dungeons of Dredmor ; source : Steam

Je poste ce billet à minuit, parce que j’y ai pensé toute la journée, mais que je n’ai pas eu le temps de l’écrire. Aujourd’hui j’ai été chercher mon nouveau vélo, au Pays-Bas, un vélo qui se plie ! Je vous en parlerai sûrement, car moi et les vélos c’est pour la vie, et que ça fait longtemps que je parle de m’acheter un vélo pliant. C’est pas pour faire du VTT avec, pour ça, j’en ai un qui m’a coûté bien cher au fond du jardin. Non, c’est pour m’en servir en milieu urbain. Certains diront que c’est un caprice, moi je vois ça comme un investissement, mais peut-être que c’est juste histoire de me déculpabiliser de mon argent dépensé. Il faudra aussi que je vous parle d’un autre jeu, pratiquement dans la même veine : Dwarf Fortress. Je n’y joue plus, et heureusement pour mes proches, mais je dois dire que c’est un jeu qui m’a rendu malade ! J’étais fou de ce jeu ! A titre de comparaison, j’ai autant joué à ce jeu que j’ai passé d’heures sur Super Metroid ; mon entourage sait ce que cela signifie😦

Dwarf Fortress. Ma cocaïne. Image trouvée sur Flickr.

[EDIT] Décidément, ça ne fait pas très sérieux toutes mes rectifications partout. Je viens de me relire, et j’ai noté que je n’avais pas décrit en quoi consiste le « permanent death ». En gros, c’est un concept assez simple, quand votre personnage meurt, il meurt réellement, c’est la fin de la partie, GameOver d’office. Bon, c’est pas tout ça, je vais me coucher, moi🙂

iMAO

J’ai fait des folies ! Non, plus sérieusement, j’avais beaucoup de points sur ma carte Carrefour, alors je me suis pris une carte iTunes avec. Je viens de m’acheter trois applications : iKaossilator, NanoStudio, et iMaschine. J’aurais bien aimé me prendre Sunrizer, mais la carte est vide, je n’ai plus un sou. Quand je vois les applications de production sonore, je me dis que je serais bien tenté par un iPad. Faut dire, il est vrai, que Korg propose des applications pas mal foutues, notamment iMS-20 et iElectribe. Fl Studio me tente bien aussi, mais s’il y a bien un logiciel de M.A.O. que je ne connais pas, et dont j’aime moyennement la réputation, c’est Fl Studio — je ne rentrerai pas dans les détails, les raisons sont les miennes, ça reste un bon logiciel. Rebirth aussi, ça m’a l’air intéressant, mais je ne connais pas plus que ça. Je me doute que son fonctionnement doit ressembler à Reason, mais je n’ai jamais compris le placement de ce produit. J’ai jamais essayé de comprendre non plus, si je voulais être franc, je ne me suis jamais renseigné à son sujet. J’utilisais BeatMaker, mais leur politique m’a assez refroidi quand ils ont sorti BeatMaker 2, j’aurais aimé profité d’une promo, d’une mise à jour, quitte à repasser à la caisse, je préférais que cela se fasse in-app. Si je dis de la merde, et qu’on peut mettre à jour in-app, merci de me le communiquer par e-mail ou via Twitter. D’ailleurs, on m’a déjà posé la question vis-à-vis des commentaires. Si j’ai désactivé la fonction commentaire, c’est parce que je trouve que le micro-blogging remplace cette fonction. Si vous voulez jamais, qui sait, me parler, faites-le via Twitter, ou mieux, via Google +. Mon blog est un réservoir de textes, mon blog est un journal intime qui aurait perdu son intimité. C’est l’une des raisons qui fait que le blog n’a pas de thématique, hormis mes centres d’intérêt. Et vu que je suis d’un naturel polymathe, je me permettrai de parler de tout. Voilà pour la parenthèse. Ah oui, dernière chose, c’est chiant à gérer les commentaires, ça prend du temps, et le temps que je mets pour écrire je le mets pour écrire, point-barre, pas pour autre chose. Je ne suis pas un modérateur, je ne suis pas là pour gérer le blog, on n’est pas sur un forum. Le forum, ce sont les réseaux sociaux. Les discussions, ce sont les réseaux sociaux. Si vous voulez réagir, débattre, etc., que sais-je, faites-le sur mon Twitter ou ma page Google +. Je me suis vachement écarté du sujet… Bref ! j’ai remplacé BeatMaker par iMaschine, qui excelle dans sa fonction de boîtes à rythmes. Enfin…, iMaschine est une groovebox, mais rentrer dans les explications de ce qui distingue une boite à rythmes d’une groovebox c’est comme distinguer du whisky du brandy. Ouais je sais, les puristes vont m’incendier. Electrify me botte bien, également, mais chaque chose en son temps, ça viendra🙂

 

Formerly Read It Later

Ceux qui me suivent savent que je suis passé de Instapaper à Readability. Il se pourrait qu’un nouveau switch ait lieu, du moins je vais tester la nouvelle formule proposée par Read It Later, qui change de nom pour l’occasion, et se mue du sobriquet Pocket. Je suis totalement novice quand il s’agit de Read It Later, je suis puceau de son utilisation. Je n’ai jamais tâté ce service, préférant ses concurrents. Je n’ai jamais tenté d’essayer non plus. Mais je dois m’avouer séduit par la nouvelle interface, du moins dans sa version web, n’ayant pas encore téléchargé l’application sur mon iPhone. Mais j’y viens, bientôt. Pour l’instant je fouille, comme à mon habitude, pour dépister les différentes nouvelles fonctionnalités. Je constate ainsi, agréablement, que le service est compatible avec mon lecteur RSS mobile préféré, Reeder. Pas étonnant, ce n’est jamais qu’une refonte de Read It Later… Mais quelle refonte ! Nous pourrions presque crier à la réinvention ! Rien d’innovant, certes, rien de transcendant, mais un ré-équilibrage qui fait plaisir. Une peau neuve qui ravira ceux, comme moi, qui ne sont pas prêt à souscrire un abonnement pour un tel service. Nous voilà avec trois solutions complètes — Instapaper, Readability, Pocket — , chacune d’elles ayant ses propres spécificités, mais au fond le choix restera une affaire de goût, voire d’intégration. À suivre, donc. La concurrence a du bon, espérons que les formules Instapaper évoluent pour proposer davantage ; ce qui me permettrait, personnellement, de trouver une raison de payer le forfait demandé.

[EDIT] Je viens d’installer Pocket sur mon iPhone, à l’instant. C’est une impression à chaud. Twitter, Zite, Flipboard, Reeder…, juste le temps de me rendre compte que Pocket prend en charge toutes les applications que j’utilise. Un bon point pour Pocket ! Et j’aime décidément beaucoup l’interface, c’est subjectif, je l’ai dit, c’est une affaire de goût, mais je dois avouer que j’apprécie énormément ce minimalisme clair, épure, qui ressemble furieusement à Google +, et ceux qui me suivent savent aussi combien j’aime ce réseau social. Deuxième bon point, au troisième je lui offre un biscuit. L’avenir a toujours été aux informations, et cette application m’a convaincu de peut-être virer Readability. Comme je le disais à suivre, de très, très près😉

Voyage en train

Hier je n’allais pas très bien, alors j’ai décidé de faire une virée avec ma filleule. Deux heures de voyage en train, c’est sûr, ça fait du bien ! C’est du temps libre, c’est du temps déconnecté, c’est du temps pour faire ce qu’on aurait oublié, ou tout simplement du temps pour ne pas penser, du temps pour se divertir, du temps détourné. J’ai parlé avec ma filleule, ou plutôt elle n’a pas arrêté. Faut dire qu’on est bavards dans la famille, on a la langue bien pendue. Mais elle, c’est phénoménal, sa logorrhée est exceptionnelle, elle me rappelle moi, enfant, ce qui n’est pas obligatoirement un compliment🙂

Pendant le trajet j’en ai profité pour lire tous les articles qui m’attendaient. Je suis devenu un inconditionnel de Readability. Ensuite j’ai testé Alchemy. Bon, je n’ai pas réussi à tout capter… Un lecteur de boucle intéressant, mais en tant que synthétiseur, je lui préfère Animoog. J’aime bien les arpèges… Non, décidément, je n’ai pas tout compris, mais bon, je vais persévérer !

J’ai profité que le jeu Edge était gratuit, hier. Je comprends pas trop ce qu’on trouve à ce jeu, certes c’est ingénieux, certes ça demande un peu de réflexion, mais je n’ai jamais compris à outrance son succès. Succès mérité, c’est un super bon jeu, mais il n’est pas transcendant, il ne casse pas une brique, il n’est pas révolutionnaire, et n’exploite pas particulièrement les atouts de l’iPhone. Par contre, je dois reconnaître que j’apprécie grandement la bande son, puis je reconnais au jeu son côté addictif, et j’apprécie également son style graphique, minimalisme saupoudré de rétro-futurisme, qui donne des teintes un peu kitsch au jeu, mais qui est loin d’être déplaisant. Après cette découverte mitigée, mais gratos donc je ne vais pas m’en plaindre, je me suis fait un bonne partie à R-TYPE😉

New Humble Indie Bundle

Juste pour informer ceux que ça intéressera peut-être : le nouveau Humble Bundle est sorti.

Où sommes-nous ?

Je l’écoutais. Je n’avais que ça à faire, et je ne savais rien y faire. J’aurais pu lui dire qu’elle arrête de gémir, mais je savais qu’au final ça n’y changerait rien. Faut laisser pisser, elle finira bien par se taire, par raccrocher. Fallait l’écouter quand même, c’était pas rien toutes les conneries qu’elle pouvait dire, il y en avait sur tout, et pour tout le monde par-dessus le marché. Je continuais à l’écouter, puis je dois avouer que ça m’amusait. Au téléphone, toute la journée, à raconter ce que les autres ont fait. Pendant ce temps-là elle fait pas grand chose, elle fait que se plaindre d’un tel et d’un autre. Et les gestes ! Il y en avait. Pas qu’un peu, en plus. Elle gesticulait, elle s’agitait, pouvait pas savoir l’imbécile que de l’autre côté du combiné la personne qui l’écoutait ne la voyait pas se remuer. Pour faire plus vrai que je me dis, ça doit être ça. Elle y met du sien pour expliquer la situation des autres, pour décauser sur son prochain. Elle y met du sien, mais elle fait pas grand chose au bout du compte. Je l’entends brailler, sans succès, sans gloire. Elle parle pour ne rien dire, elle parle pour pas se dire qu’elle ne fait rien. Certainement. Elle a du temps à perdre, ou elle ne sait pas quoi faire de son temps, alors elle parle dans le dos des gens. La médisance a du bon, je vous le dis, suffit de la voir s’exciter pour comprendre. La médisance a du bon, c’est sûr, sinon à quoi bon ? Vous me direz, moi non plus j’ai rien de mieux à faire qu’à l’écouter… Je croyais qu’on était tout au bout de la connerie, mais on n’a pas encore touché le fond.

Ma forêt enchantée

Mes amis, l’heure est grave ! Si nous sommes assemblés ici, 18 heure si j’en crois ma montre, c’est pour parler d’un sujet d’une importance capitale ! Je veux bien sûr parler du cinéma d’animation japonais ! Bon sang ! Comment croyez-vous que je tiens le coup dans ce monde de brutes, de barbares sanguinaires ! Les dessins animés pardi !

Plus sérieusement — et ce malgré le fait que je déteste le sérieux car celui-ci m’ennuie, donc comment prendre mon début de phrase, ah ah, telle est la question ! —, j’aimerais vous parler de quelqu’un, d’un auteur remarquable, mangaka de son état, Osamu Tezuka. Je vous ai eu ! Vous croyez que j’allais parler de Miyazaki sacrés chenapans ! Bande de sacripants ! Non, nous n’allons pas parler de Miyazaki et de son aversion pour les nouvelles technologies. Non, nous n’allons pas parler de Miyazaki et de son retour à la nature. Non non non ! — référence à Petit Pied, pour ceux qui savent (ceux qui savent pas, tant pis). J’en aurais bien envie, mais on parle tout le temps de lui, je n’aurais pas grand chose à rajouter, je ne serais pas intéressant. Bon, je ne dis pas que je vais être plus intéressant avec Tezuka, mais disons que ce billet est une entreprise de réhabilitation.

Osamu Tezuka n’est peut-être pas aussi connu qu’Hayao Miyazaki, mais je vous assure que son œuvre mérite qu’on s’y jette à corps perdu tout autant ! Faut dire qu’il n’a pas eu droit aux succès commerciaux qu’a connu Miyazaki avec Chihiro et Totoro, mais ce n’est pas une raison pour le marginaliser. Les animés tirés des mangas de Tezura sont, je trouve, aussi remarquables que les animés sortis des studios Ghibli. Je vais vous citer mes films préférés basés sur l’œuvre de Tezura.

Le premier, Metropolis. Ce film, jamais on ne pourra le critiquer. Je sais que c’est pas du tout objectif de ma part, mais ce film mon Dieu ! Je l’ai gravé, couteau suisse à la main, sur l’arbre cinématographique de ma vie ! En lettres d’or ! Ce film est un chef d’œuvre, ce film je le place aussi haut que Princesse Monomoké, et les gens qui me connaissent savent le culte que je voue à Princesse Monomoké. Je n’arrive pas à décrire. J’avais été le voir au cinéma, j’étais encore plus jeune qu’aujourd’hui à ce temps-là, nous venions à peine de fêter l’entrée dans ce nouveau millénaire, nous foulions les portes du vingt-et-unième siècle qui ne demandait qu’en devenir, et là ça a été la claque totale ! … … … Bon, je vais vous révéler mon âge, hum hum, j’avais dit que rien ne serait divulgué de ma vie privée, mais bon, pour le peu de lecteurs… Je suis né en 1991, je venais d’avoir dix ans quand le film est sorti, et je vous assure que pour moi, à cet âge-là, ça a été un choc, l’ambiance futuriste, la musique jazzy, je commençais à m’intéresser de près à la science-fiction, tout ça, cette soupe primordiale, a fait de ce film la séance de cinéma la plus époustouflante de toute ma (courte) vie ! Après on pourra prétexter que j’ai peut-être mauvais goût, mais je m’en moque, ce film c’est mon dada à moi, ce film je pourrais en parler pendant des heures, le glorifier pendant des heures. Et je me rends compte que je suis mais totalement PAS objectif, mais je m’en moque, car je sais que mon avis ne vaut rien car c’est un souvenir d’enfance biaisé par ma nostalgie ! Et puis merde, j’adore les couleurs, j’adore la lumière, j’adore tout dans ce film ! En plus j’ai oublié de vous dire que le tout est porté par Katsuhiro Otomo, le papa d’Akira — sacrée gifle aussi celui-là.

Deux autres films que je vous conseille chaudement, Le Roi Léo — et si vous vous demandez qui a pris l’idée chez qui, c’est Disney qu’a copié m’dame ! —, orchestré dans sa version ciné par Yoshio Takeuchi, et Phénix, adapté au grand écran par Kaneto Shiozawa. Deux œuvres qui déteigne une humanité peut-être pas très reluisante, mais sûrement plus humaine — car nous ne vivons pas au pays des bisounours. On trouve souvent que Miyazaki est optimiste, moi perso ses films ne me donnent pas l’impression de péché par leur optimisme, et là non plus, Osamu Tezuka n’a pas une vision enjolivée du monde. Je trouve, c’est un avis personnel, ne me lancez pas des tomates… Je comprends qu’on puisse trouver Mon Voisin Totoro optimiste, mais Le Chateau Dans Le Ciel je ne le trouve pas forcément joyeux — c’est mon deuxième Miyazaki préféré —, et je peux en dire autant de Nausicaa, voire même de Monomoké. Miyazaki, du moins c’est ce que je crois, énonce clairement dans ses films que la nature reprendra ses droits, et c’est là, le côté positif de sa filmographie, sinon il ne dépeint pas l’humanité avec bienveillance, il veut plutôt nous faire comprendre que nous sommes la crasse, le virus, de cette planète. Fin de parenthèse, vous l’aurez compris, pour moi il est clair que Tezuka est l’autre Miyazaki, à voir absolument ! Bref, j’ai envie de vous enjoindre aussi à mater tous les films de Satoshi Kon, le pape du cinéma d’animation (avis personnel, pas frappez), mais je ferai ça plus tard ! Je me regarderais bien Métropolis ce soir…

[EPIC FAIL] Je suis bon joueur, donc je laisse ma faute. Je viens d’aller vérifier sur Internet si je ne disais pas de connerie, et j’en ai lâché une grosse : ce n’est pas Otomo qui a porté Metropolis au cinéma, c’est Rintaro, et en fait, Otomo est le scénariste ! Bon, un fail reste un fail, mais c’est toujours sympa à savoir, je retiens🙂

I did it!

Oui ! Je suis fier de moi, j’ai maitrisé Animoog ! Bon, je ne vous cache pas que ça m’a bouffé toute la journée d’hier et encore ce début de matinée, mais je crois avoir enfin tout capté à l’application, et vous savez quoi ? Je me sens bien ! Que ça fait du bien la satisfaction d’avoir compris le fonctionnement d’Animoog. Pour tout vous dire, c’était la première fois que je touchais à un « synthétiseur » de ma vie. Certes je me débrouille pas mal en M.A.O. (Musique Assistée par Ordinateur), mais je ne suis pas claviériste moi monsieur ! J’ai une formation de piano — qui commence sérieusement à dater, il faudrait que je m’y remette —, d’accord, mais je n’ai jamais posé mes doigts sur le clavier d’un synthé, hormis dans un magasin de musique. Je me souviens d’ailleurs, je venais d’avoir dix-sept ans, je venais de travailler pour la première fois, ce qui n’était pas une sinécure car j’avais travaillé un mois à la chaîne — pour un premier job d’étudiant, on fait mieux —, et j’avais failli claquer tout mon argent dans l’achat d’un synthétiseur Roland, d’un beau rouge écarlate. Puis finalement je m’étais tourné vers le rachat d’un nouveau clavier maître pour pas trop cher, que j’utilise toujours : un M-AUDIO. J’ai toujours travaillé sur interface MIDI depuis que je suis petit, puis on m’a très tôt inculqué l’usage de logiciels. C’est simple, j’avais un professeur qui ne jurait que par les instruments virtuels, et qui prétendait que l’avenir était au software. Je ne peux pas lui donner totalement tort, mais j’y mettrai quand même quelques réserves… Selon moi pour profiter du software, il faut avoir un bon hardware, c’est un peu la philosophie d’Apple je pense, et de Nintendo dans une moindre mesure : pour profiter du software, il faut que le hardware soit pensé en conséquence. Si je profite de Mac OS X, c’est parce que mon MacBook a été pensé pour faire tourner Mac OS X, et pas l’inverse ! Ce n’est pas Mac OS X qui a été pensé pour mon MacBook, c’est bien le système qui sous-tend la matière. Enfin, je pense…

Je vous passe un site, et je vous conseille, que dis-je, je vous oblige à y jeter un coup d’œil. Voici le site de Keith McMillen Instruments. Sur le site on peut lire ceci « Si quelqu’un emprunte un chemin que l’on pourrait tracer entre Steve Jobs et Bob Moog, ce quelqu’un s’appellerait Keith McMillen ». Connaissez-vous le K-Bow ? Le K-Bow est archet sensoriel, interactif, qui communique via Bluetooth avec l’ordinateur. Regardez et écoutez plutôt.

Il y a 12 Step aussi, toujours chez Keith McMillen, que j’affectionne particulièrement, qui se présente comme un tableau de bord muni de pédales qui permettent de moduler le son et d’augmenter les possibilités de jeu, donc d’étendre l’expressivité de notre instrument.

Ensuite il y a mon chouchou, Reactable. J’avais vu pour la première fois cette interface sonore au festival Ars Electronica, en Autriche, et je suis directement tombé sous le charme. Je ne saurais pas vous expliquer ce qui me plaît, ça me dépasse, cette vision de la musique, cette façon de « composer », d’interagir avec les différentes sonorités… Je ne vais pas rentrer dans les détails sur son fonctionnement, si vous avez déjà vu comment faire fonctionner Surface de Microsoft, vous avez plus ou moins tout compris. Voici une vidéo.

Dans les autres instruments modernes, high-tech, que j’apprécie, j’ai longtemps hésité à m’offrir un Tenori-On de chez Yamaha. Pour schématiser, disons que le Tenori-On une boite à rythmes LED qui forme un carré de 16 sur 16. Les puristes vont m’incendier, donc je vais arrêter de vulgariser et vous laisser en juger par vous-mêmes dans une vidéo.

Comment voulez-vous expliquer ça… C’est une boite à rythmes quoi, il n’y a pas vraiment de mot adéquat😦 Je m’excuse, mais je n’ai pas trouvé de vidéo en meilleure qualité. Bref, il y a un tas d’entreprises à surveiller de près, Haken Audio par exemple, Eigenlabs dont je vous avais déjà mis une vidéo de présentation du Eigenharp Alpha, BeatBearing, etc.

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